LES FilUMES.
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Fiorvel ne tarda pas à exécuter sonprojet. C’est peu de changer de formeset de langage , il adopte un autre habil-lement. Ses cheveux blonds , et tou-jours parfumés , tombent en bouclesnaturelles sur son front. Cette grâcerecherchée , que l’on remarque dans sapersonne, est abandonnée pour le main-tien rustique des habitans des monta-gnes.
Il faut en convenir cependant, c’estcette nature que Fiorvel a le plus depeine à deviner. Sous cet extérieur fac-tice on reconnaît l’homme du mondedéguisé.
Près de Zunilda, ne trahira-t-il pasencore plus ses desseins par ses discours,qu’il ne rappelle son état par l’élégancede ses manières ? Un cœur peu sincèreimite aussi mal la candeur, que le corpsfaçonné par l’art ne peut contrefaire lanature.
On avait craint de perdre Fiorvel ,