Band 
Tome quatrième.
Seite
173
JPEG-Download
 

LES FEMMES.

, 7 3

sans cesse. I] a renoncé à des projets ,j qui, même dans leurs chimères , ber-çaient et consolaient son cœur. Ses yeuxsont ouverts, une lumière affreuse vientl’éclairer. C’est peu de sentir des re-mords , il n’est devenu sensible quepour un objet au monde , pour Zunilda;

' il retrouve en lui la même indifférence ,

( le même dédain pour tout ce qui existe,

' hors pour Zunilda. Près d’elle , il faut| abjurer jusqu’à l’espérance ! Quel seraj maintenant l’intérêt de sa vie 1 Le vide

, de son âme le tue ; il ne croyait point

1 à. l’amour, et ne l’a connu que pour sonsupplice. Ah ! combien le sage Nortenlui paraît digne d’envie ! Le couragedonne à Florvel la force du sacrifice ,mais non la pureté nécessaire pour eni jouir. Qu’on ne s’y trompe point , cej courage naissait plus, chez Florvel, del’amour-propre que de la vertu. Il se re-trouvait encore dans le parti qu’il pre-nait d’abandonaer de vains projets.

i5**