I.ES FEMMES.
tre, et trop de gens pour la défendre.Quand tout est confondu, l’opinion perdson influence. Long-temps elle fut lasauve-garde de la réputation. Avantmême que d’être jugée par elle, long-temps le tribunal de famille exerça dansl’intérieur un pouvoir auguste que l’onredoutait. Toutes les familles vivaientréunies, au lieu d’être dispersées commeelles le sont à présent, par les mal-heurs , les opinions et les fortunes. Ontremblait de rentrer sous le toit pater-nel, de reparaître devant les siens,quand on avait des torts graves à se re-procher; on devait compte à tous dunom que l’on portait, et que l’on en-tachait par une bassesse; tous étaientintéressés à vous ramener à des prin-cipes d’honneur. Osait-on franchir cettebarrière, on retrouvait celte opiniongénérale qui jugeait en dernier ressort,et vous punissait d’avoir méconnu vosdevoirs. Un homme, se cachant dans