Band 
Tome quatrième.
Seite
196
JPEG-Download
 

LES FEMMES.

I96

l’obscurité d’une vie honteuse, pouvaitquelquefois échapper à l’opprobre ; maisune femme, par les préjugés reçus, pardiverses formes auxquelles elle était sou-mise , ne pouvait éviter sa punition,elle était perdue. Dans ce siècle, tantde gens ont dit : Qu’est-ce que celafait? Tout esta peu près égal. Il fautfaire ce qui convient. Les jugementjustes etsévères sont réduits à un si petitnombre, qu’il importe peu de iesbraver.Je ne dis pas que les femmes, dansd’autres temps, fussent plus attachées àl’honneur ; mais en principes, en actionsil existait des bornes que publiquementon ne franchissait pas, et le scandaleest le premier destructeur de la morale.

Il résulte donc de c*t état de choses,que la condition des femmes, en cemoment, se réduit à trois points dé-pendons les uns des autres ; beaucoupplus de liberté, moins de considération,moins d’influence.