ILES FEMMES. 20 1 )
à la France de nouvelles mœurs , unnouveau gouvernement, un nouvel ave-nir. La patrie lasse de crimes et d’hor-reurs , se laissa facilement séduire parles vains prestiges de sa puissance. Dèsce moment , Napoléon fut le maître del’Europe . Ses profondes connaissances ,son génie , la grandeur de ses pensées,la majesté de ses triomphes enchaînè-rent les Français à son char de victoire.
Napoléon avait l’âme noble et éle-vée : il était généreux par ostentation ,économe par caprice ou par goût , or-gueilleux, avide de louange ; il ne s’i-maginait pas qu’un seul homme pûtrésister à ses ordres. Quelques-unes deces qualités sont nécessaires à un souve-rain dont les vastes desseins doiventébranler le monde ; mais elles voilaientdans Napoléon des vices et des défautsd’autant plus funestes . qu’il s’étudiaità en détruire jusqu’à l’apparence , sensavoir le courage de les surmonter. De
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