ÉLOGE
DE J.-B. HUZARD,
PRONONCÉ,
LE 11 DÉCEMBRE 1841 , A l’aCADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE,
PAR M. PARISET,
SECRETAIRE rBRPBTURL.
Messieurs ,
Lorsque mon devoir m’appelle à prendre devant vous la parole pourhonorer la mémoire d’un confrère, sur-le-champ ce confrère m’appa-raît environné de ses ouvrages et des ouvrages de ses prédécesseurs. Jene puis alors me défendre de rattacher le présent au passé : je vois làcomme un trésor de science dont je m’applique à saisir l’origine, à suivreles progrès, à relever l’importance , l’étendue, les variations, les diffi-cultés ; et, dans cette revue de tant d’excellents esprits , je cherche àmesurer le mérite de chacun d’eux et à marquer dans l’estime deshommes le rang qu’il doit occuper. De là des digressions qui, nées dfmon sujet, ne m’en écartent que pour m’y ramener sans cesse , et lefaire prendre ses dimensions légitimes : ainsi l’ordonne la vérité, ainsle prescrit la justice. Comme les nouvelles découvertes sont implicite-ment renfermées dans les découvertes précédentes , ce n’est que parcomparaison que l’on peut juger des unes et des autres, et apprécier legénie des auteurs. Il est donc nécessaire , à chaque Eloge, de revenirsur les travaux antérieurs, afin d’en présenter, s’il se peut, l’ensemble,et de donner du tout une idée complète; et, supposé que cette récapi-tulation fût pour vous un hors-d’œuvre, il en résulterait du moins cetavantage, d’avertir les gens du monde, qu’à l’exemple de celui dont