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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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XXVI
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Kl.Ol.K

XX Vj

vrages. Presque toutes les grandes capitales, Naples, Turin, Madrid ,Dresde, Munich, Moscou, Copenhague, Londres même, ont reçu del’école ou d’habiles professeurs de médecine vétérinaire, ou des fonda-teurs et îles chefs d’école) car tous les gouvernements suivaient l’exempledonné par la France, ou plutôt donné par Bourgelat ; tandis que, dansses régiments, dans ses provinces, et jusque dans ses colonies, la France reeileillait les bienfaiis dé ce grand et heureux génie. Un â pu constater,en effet, que de rjfiaà 1780, pendant les dix-huit premières années desdeux écoles, sur soixante mille animaux, dangereusement attaqués, lesélèves eti ont sauvé cinquante-trois mille ; presque tout le reste ayantpéri avant de receCbir des secours ; et que de 1 780 à 1781, sur vingt-septmille animaux malades, plus de dix-sept mille furent guéris. Quelavantage et qu’il coûta peu! Est-ce le bien qui est onéreux pour lespeuples?. Non ; ce sont leurs vaines et cruelles frivolités, les jeux de lagderre et du théâtre.

L’école d’Alfort était doue à la fois une école de science et une écolede morale. Le naturel ferme et souple du jeune Iluzard en prit aisémenttout l’esprit. A certaines époques de l’année, et sur différents sujets,des concours étaient ouverts ; il concourut, et, loin de se décourager parde premiers revers, il persista, et finit par avoir tous les prix. Sesétudes achevées, Bourgelat , qui l’avait distingué et pris en affection,obtint de son père cfu’il prolongerait de six mois son séjour à l’école,et, en 17^2, il le nomma professeur : Iluzard n’avait que dix-sept ans.Il démontrait à ses élèves l’extérieur du cheval, et leur apprenait à enconnaître l’âge. Il faisait des leçons de chimie, dé pharmacie, de matièremédicale; il enseignait l’art d’appliquer les bandages, et c’est le seulcours de cette nature qu’on ait jamais fait, bien que Goiffon et Bour-gelat lui-même en aient traité dans deux ouvrages. Huzard , toutefois,n’avait pour sa triple chaire qu’un modique traitement de 600 francs.En 1775, son père le rappela près de liii, jugeant que sa profession au-rait pour son fils plus de valeur què le professorat. Hinard obéit; mais,pour lui, l’établissement de son pèré fut une seconde école qui complé-tait la première. En 1779, Louis XVI fit établir à Alfort un concoursdë pratique, Le premier prix était une médaille et une chaîne, l’une etl’autre en or. Huzard fut le premier, il eût la médaille et la chaîne.D’autres prix l’attendaient à la Société royale dé médecine . Cette Sociétés'occupait, on le sait, des épizooties. Aucun de ses membres n’était vé-térinaire; mais la science fest uiie, et Vicq-d’Azir était digne de juger