DU M. DE Feuquiere. 2.6 7■disposés pour marcher à l’assaut , encas que les premiers soient repoussés.
Cependant l’expérience nous aconvaincus, qu’il ne faut donnerdes assauts que le moins qu’il estpossible, & lorsqu’on est sur , quel’opiniâtreté de l’Ennemi est la seulecause de la continuation de sa dé-fense. Car les assauts coûtent beau-coup de braves hommes , & ruinentla Ville, s’ils se donnent au Corpsde la Place, parce qu’il est impos-sible d’empêcher que le Soldat vic-torieux ne la pille, & qu’il est bail-leurs certain, que quelque opiniâtreque soit l’Ennemi qui se défend,vingt-quatre heures de plus le rédui-sent à capituler malgré lui, par uneimpossibilité absolue de soutenir unassaut.
II est aussi presque inutile d’atta-quer une contrescarpe de force ,parce que dès que les angles du po-ligone attaqué sont embrassés , &que tout le front de l’attaquese com-munique, il devient absolument im-possible à l’Assiégé de rester dansson chemin couvert, Sc il faut qu’ii^abandonne.
Zij