des Places . z
vant si l’avantage qui reviendra de îa prisede la Place peut dédommager de la percedes hommes, Sc del’argenc qu’on y auraemployé. Car, comme le dit Onosander ,& , après lui, M. le Marquis de Santa-Crux , cefl un mauvais négoce de s’expo-ser ci perdre plus qu on m sauroit gagner.
Une attention qu’on doit en core avoiravant que de se déterminer à faire un Sié-gé , c’est que toutes les Places que l’on aà portée de l’ennemi soient absolumentà l’abri de ses entreprises. Car il est clairque si pendant le tems qu’on lui enleveune des siennes, il trouve le moyen des’fen dédommager par la prise d’une au-tre , les forces respectives demeurent depart 8c d’autre dans le même état. Pourfaire de véritables conquêtes, la pruden-ce demande que l’on commence par met-tre son propre pays en sûreté : les acci-dens de la guerre dérangent quelquefoisles projets les plus sagement concertés ;mais on n’est point excusable de ne lesavoir pas prévus, 8c de n’avoir pas prisde bonne heure les précautions convena-bles pour y remédier.
La saison la plus favorable pour lesSieges a est le commencement du prin-tcms, sur-tout si l’on peut présumer depouvoir les finir avant que l’ennemi aie
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