4 Traité de l’Attaque
pu assembler ion armée pour s’y opposer.-Mais , comme aloís la terre ne fournitencore rien pour la nourriture des che-vaux , il faut, pour y suppléer, formerdes magaíìns pendant l’hiver dans lesPlaces voisines. II est: essentiel de fe con-duire à cet égard avec aísèz de circons-pection & de finesse pour que sennemiiscn pénètre point le motif. Car , s’ilpeut le découvrir , il prend des précau-tions qui rendent au moins l’entrepriíebeaucoup plus difficile.
Personne n’a possédé plus parfaitementque M. le Marquis d& Louvois , Fart deformer des préparatifs pour un Siège ,fans donner de soupçons à sennemi {a.)\
{a) « M. de Louvois étoit né avec de grands talcns«qui avoient principalement la guerre pour objet. II-, rétablit Tordre & la discipline dans les Armées, ainsi„ qu’avoit fait M. Colbert dans les Finances. Mieux infor--, iné souvent que le Général lui-metne , aussi attentif à-, récompenser qu'à punir, économe & prodigue suivant-, les circonstances , prévoyant tout & ne négligeant rien ,-, joignant aux vues promptes & étendues la science des-, détails : profondément secret, formant des entreprises-, qui tenoient du prodige par leur exécution subite , Sc-, dont le succès n’étoít jamais incertain , malgré la fouie„ des combinaisons nécessaires qui dévoient y concourir.-, Mais il eût été à souhaiter qu’il n'eût pas porté trop loin„ le zele pour la gloire de son Maître , Sc que se conten--, tant de voir le Roi devenu l’objet du respect de l’Euro-„ pe , il n’eût pas voulu encore qu’il en devînt la terreurAbrégé chronolog. dt l’hist. de France , par M. le PrésidentRenault ,