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siégé, & plus il se fera facilement, on nedoit rien néglige r'pou r diminuer , autantqu’il est possible, la difficulté de l’entre-prife d’un siégé.
Si une Place se trouvoit par la naturede sa situation hors d’état d’être absolu-ment investie, que l'ennemi pût en rafraî-chir la garnison à sa volonté, & y faireentrer les vivres êc les munitions dont ellepourroit avoir besoin , il y auroit dans cecas'beaucoup d’imprudence à vouloir enformer le siégé S’il est arrivé que malgrécette circonstance on soit parvenu à se ren-dre maître de quelques Places de cette espe-ce, on ne peut en attribuer la cause qu'à lafoiblesse & à la négligence des Chefs :c’est pourquoi ces exemples, qui ne dé-voient pas réussir, ne peuvent rien chan-ger à la maxime générale que pour prendreune Place , il faut nécessairement quelle mpuisse recevoir aucun secours extérieur.
M. de Feuquieres observe sur ce sujet,que M. le Duc de Vendôme ayant entre-pris le siégé de Veruevç. rs la fin de Tannée1705, fans avoir entierement investi cetteVille, qui communiquent avec Tarmée deM. le Duc de Savoie par le moyen d’unpont de communication de la Place àCrefcentin , ce siégé fut fort long, fortmeurtrier & d’une prodigieuse dépense ; il