Buch 
2 (1762) Traité de l'attaque des places / par M. Le Blond
Seite
74
JPEG-Download
 

74 Traité de l’ Attaque

Pour savoir maintenant íì les bastionsiont d’une meilleure défeníe que les re-dans, il suffit de considérer que la posi-tion des faces des redans est trop obliquepour qu’elles puiílent flanquer toutes lesparties de la ligne. Les bastions n’ont paspas cet inconvénient ; leurs faces font lemême effet que celles des redans pour em-pêcher l’approche des lignes ; mais leursflancs fournissent de plus un feu directqui défend toutes les parties de l’enceintede la ligne (a). Ainsi une ligne fortifiéepar des bastions est incontestablementd’une meilleure défense que si elle l’étoitpar de simples redans ; mais aussi le travailen est plus long, parce que la ligne a plusde développement (b).

( a ) Le sentiment de M. Ie Marquis de Santa Crux étoítde fortifier les lignes de bastions. Je ne m’attacherois paspour flanquer les lignes, dit cet illustre Auteur , aux sim-ples angles saillans dont la défense se fait par un angle ob-tus , fur lequel les défendans sent plus embarrassés ; maisje formerois des baflions plus ou moins plats , selon que 1eplus ou moins de droiture du camp le demanderoit. Ré-flexions milit. tom. F, ch. 7 3 fe£l. 7,

( b J Loríqu’une ligne est fortifiée de bastions, le folledes faces n’est point défendu de la courtine ; mais on peutremédier à cet inconvénient par l’expédient que proposeM. de CLiirac. II consiste à couper la contrescarpe vis-à-vis sangle de sépaule du bastion un peu en talud ou enefpece de rampe , de maniéré que le fond de ce folié soitdécouvert de la courtine ou du flanc opposé.

Observons ici qu on a remarqué qu’en supposant senne-mi ma.îtrd d’un redan , il y a plus de facilité à i’en chaífe