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2 (1762) Traité de l'attaque des places / par M. Le Blond
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des Puces. 7 y

Pour fortifier une ligne avec des bastions,il faut donner 130 toiles au côté exté-rieur ; 25 toises à la perpendiculaire éle-vée fur ce côté , 3 5 toises aux faces (a).

A l’égard des flancs, on les fait perpen-diculaires aux lignes de défense , suivantla méthode de M. le Comte de Pagan.

Par cette construction les flancs ont 22toises, 8c la courtine 6o. Ainsi chaque frontou chaque côté d’une ligne flanquée debastions est de 174 toises. Ce même frontn’est que de 150 toises avec d.es redans.

Les bastions donnent donc 24 toises deplus détendue à chaque front que les re-dans; ce qui produit fur un polygone de9; côtés 2280 toises de travail , de plus

que s’il l’étoit d’un bastion. Le redan contient moins demonde que le bastion , & l’on s’y trouve expose à un plusgrand feu, parcs que les flancs du bastion couvrent unepartie des troupes qui font dedans. Mais ce petit avantagedu redan íur le bastion ne semble pas dans cette circons-tance mériter beaucoup d’attention. Car il faudroit, pourqu’il eût lieu , que l’ennemi après avoir forcé un redan 011un bastion y demeurât quelque tems ; mais íi-tôt que destroupes dans une attaque ont forcé une partie de la ligne ,elles marchent en avant pour proíîter de leur avantage- Siau contraire elles font battues > elles ne s’amufent guere ádisputer le terreín dans un redan ou dans un bastion. C 3 estpourquoi comme les bastions font fans difficulté plus avan-tageux que les redans pour la défense des lignes , il paroi?qu’ils doivent leur être préférés.

( u ) Ce font-là les dimensions qu’on avoir observées dansle tracé de la cìreonvallation de Philisbourgçn 1754.