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de propos de donner ici le détail de ceque ce fameux Romain inventa de parti-culier pour fortifier ses lignes contre lesattaques des Gaulois. Nous le tirons deses commentaires de la guerre des Gaules ,liv. y.
César avoir d’abord fortifié à Pordinaireavec beaucoup de foin fa ligne de contre-vallation devant Alejia (a). Elle étoit dé-fendue de 23 tours ou forts, à la distancede 800 pas les uns às autres , qui renfer-moient ses différons quartiers.
Comme les soldats qui alloient chercherdes vivres ôc du bois dégarnifíoicnt la li-
( a. ) Les Anciens donnoient la plus grande attention à bienfortifier leurs camps & leurs lignes. Les Romains ne man-quoient jamais de palissades pour cet ester. Chaque soldaten portoit toujours une. C’étoit une forte branche à la-quelle on avoir laissé trois ou quatre petits rameaux d’uncôté. La branche & les rameaux croient aiguises par le bouc& durcis au feu. Dans la construction des lignes, on com-mençoit d’adord par faire un fossé de 9 , 11 ou 1 ç piedsde profondeur. La terre de ce fossé fervoit à former le rem-part & le parapet des lignes. On la soutenoit du côté ex-térieur par un clayonnage mêlé de troncs d’arbres & depiquets pour l’empêcher de s’ébouler. Sur ce côté au niveaudu terre-plein , on mettoir la palissade branchue qui sor'toiten-dehors vers le fossé un peu inclinée vers le fond. Ouformoit ainsi avec ces palissades une fraise tour autour desretranchemens, on élevoit ensuite le parapet. 11 étoit percéde créneaux ou d’embrâíures pour l'usage des armes ou desmachines de jet. II y avoir de distance en distance des eC-peces de tours ou de cavaliers en fer à cheval plus élevésque lë reste des lignes qui en flanquoient toutes les diffé-rentes parties. Voye^ Vegece , liv. y 3 ch, 8.