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faites à cet égard, que quoiqu elles aientété souvent attaquées , elles ne furent néan-moins jamais forcées. Ces Princes , dit M.le Maréchal de Kauban , « ne fe conten-55 toient pas de faire de bonnes lignes,55 ils y ajoutoient des forts particuliers de55 distance en distance, & ils fortifioient55 leurs quartiers séparément {a). Ils cons-
(a) Le fameux Alexandre Farnefe, Duc de Parme, avoirauparavant pratiqué cette méthode dans ses lignes , & il y abeaucoup d’apparence que les Princes d’Orange en usèrentainsi à son exemple. Voye ç l’histoire des guerres de Flandrespar Strada. Le Duc d’Albe savoit aussi mettre ses lignes!
1 abri de toute insulte. Lorsque le Prince à’Grange vint pourlui faire lever le siégé de Mons en 1571 , il s’ctonna, ditl’Historien que nous venons de nommer , de voir ses retran-chemens ou les lignes aussi capables de tenir cette ville exac-tement assiégée, qu’ils étoient inaccessibles au secours qu'ilamenoit. II essaya inutilement de vouloir les forcer , & d’en-gager le Duc d'Albe a lui livrer bataille. Mais ce grand Ca-pitaine qui ne vouloir point faire dépendre le succès du siégéde Mons du hasard d’une bataille , & qui, comme très-ex-périmenté dans l’art de la guerre , savoit qu’il n’avoit rienà craindre dans Ces retranchemens , continua tranquillementde preflèr cette Place , qu’il obligea de se rendre , après quele Prince d’Orange eut été contraint de se retirer , sans avoirpu rien entreprendre de considérable fur ses lignes. Ellesétoient composées d’un retranchement large & profond quienvironnoit presque toute la Ville j& il y avoit plusieursforts qui fe défendoient les uns & les autres , avec des corpsde troupes placés entre ces forts. Pendant que le Duc d’Aileassiégsoit Mons , il étoit lui-même assiégé par le Prince d’O-range p niais la bonté de ses lignes le mit en état de venir about de son entreprise.
Le Comte d’Harcourt íè trouva , sous le régné de LouisXIII. à-peu-près dans la même situation. II affiégeoít Tu-rin avec sepr mille hommes d’Infanterie Lc trois mille deCavalerie. Le Marquis de Legane^ étant venu avec dix-huit