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», truifoient même des dehors fur les avc-,» nues les plus exposées, qui arrêcoienc», l’enncmi, & qui donnoient le rems aux„ troupes des quartiers voisins d’arriver ,»»& de secourir les endroits attaquésVoilà cequ’on ne fait plus depuis long-tems ; la brièveté qu’on a voulu employerdans les sieges a fait négliger toutes cesattentions (a). II est vrai que lorfqu’un
mille hommes pour le lui faire lever , le Comte d ’Harcourtassiégé dans ses lignes n’en poussa pas moins vigoureuse-ment le siégé de cette Place. II résista courageusement aurattaques du Général Espagnol ; il donna le ceins d’arriverau secours qui lui venoit, & il força enfin la Ville de ca-pituler.
(a) La suppression des différens ouvrages dont on fortifioitanciennement les principales parties des lignes ne date quedu régné de Louis XIV. La vivacité & la promptitude desentreprises de ce Prince ne pennettoient pas qu’on donnât autravail des lignes le te m s nécessaire pour les mettre en état defaire une vigoureuse résistance. Son objet étoit déterminer lessieges qu’il entreprenoit avant que l'ennemi eût le teins derassembler ou de réunir toutes ses forces pour s’y opposer.II avoit d’ailleurs de puissantes armées pour les protéger,Capables des plus grandes choses par la capacité des Géné-raux qui les commandoient. II est clair que dans ces circons-tances on pouvoic, fans inconvénient, fortifier les lignesavec moins de foin que lorsque P armée assiégeante est aban-donnée à ses propres forces , quelle est expoíée à être atta-quée par un ennemi allez puissant pour oíer la combattre ,& pour tenter de lui faire lever le siégé. Dans les cas decette derniere espece, les lignes ne peuvent être fortifiéestrop exactement, & il nous p croît qu’on ne peut rien fairede mieux que de se conformer à la méthode des Anciens àcet égard. II n’est pas question de dire qu’on n’a point vufortifier de lignes avec ces précautions extraordinaires. IIne s’agit pas de savoir , comme le dit très bien M. le Csie-