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2 (1762) Traité de l'attaque des places / par M. Le Blond
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96 Traité de T Attaque >

siégé est couvert par une bonne arméeinobservation , qui occupe des postes quel’ennemi ne peut attaquer qu’aveç désa-vantage ; il est vrai, dis-je , que dans cettecirconstance la circonvallation paroît exi-ger moins d’attention. Mais dans touteautre , on s’expoíè , en faisant de mauvai-ses lignes, à lever le stege aux premieresapproches de l’ennemi. En supposant mê-me qu’on ait une armée d’obfervation, íielle est obligée de combattre, 8 c quellesoit battue , le siégé ne peut plus se con-tinuer ; il faut en abandonner l'entrepri-se , inconvénient auquel on ne seroit pointexposé, si l’on avoit des lignes en état derésister aux efforts de l’ennemi

Mais est-il possible d’en faire de cettees-pece ? On doit le présumer d’après lesexemples des Anciens , des Princes Mau-rice , Frédéric de Nassau , &c.

II est aisé de remarquer que les lignes,telles qu'elles font construites aujourd’hui,n’offrent aucune retraite aux troupes quiles défendent , lorsqu’elles font forcéesdans quelqu’endroit. II faudroit leur en

valier de Clairac fur ce sujet, ce qui fe sait , mais ce quideitfe faire. Car il en ejl quelquefois de ces usages comme à hmode, que bien des gens suivent sans réflexion, & d'duirede crainte de fe singulariser. L’Ingénieur de campagnesage 140.

procuré