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sur le parapet, les soldats armés de pi-ques , arme bien plus propre que le fusilavec la bayonnette pour les défenses decette espèce, précipiteront très-aisémentdans le fossé tout ce qui paroîtra fur le pa-rapet. L’exrrême valeur des assaillans leurayant fait surmonter ce nouvel -obstacle ,sont-ils parvenus dans la ligne , les trou-pes des forts voisins & la Cavalerie , quidoit être à portée de soutenir l'Insantetie,(a), peut tomber sur ces troupes en dé-
(a) On faisoit autrefois des épaulemens dans les lignespour mettre la Cavalerie derriere à couvert du canon d©l’ennemi. Cette attention qu’on a négligée depuis ctoit fortutile. Si l’ennemi canonnoit les lignes , la Cavalerie ne souf-fi'oit point de son feu. M. le Maréchal de Vauban observe-qu’on s’en servoit aurrefois principalement, dit-il dans les.parties exposées à quelque commandement de dehors , rare-rement fur les autres. Ces cpaulenvens se faisoient dans l’in—tervalle des lignes, & de la tête des camps , environ à 2.0toises de cette tête. Ils avoient 3 3 ou 40' toises de longueur,neuf pieds de hauteur fur dix ou douze d’cpaiíseur mesurés,au sommet. Attaque des Places , chap. 4.
M. de Vauban ne prescrit point dans cet endroit d'en re-nouvelles l’ufage ; mais dans le chapitre 24, il dit expres-sément qu’il faut faire une quantité d’épaulemens a la dis-tance de o ou 60 toises les uns des autres, pour couvrirla Cavalerie qui se met derriere , & même les b a taillons con-tre les plongées du canon & du mousquet pendant une atta-que. Malgré le sentiment de ce grand homme , on ne faitplus guere de ces épaulemens ; mais , dit M. de Claìrac ,est-ce une raison pour n’en pas faire à s avenir ? Cet habileIngénieur pense qu’il faudroit en rétablir l’usage , non pasindistinctement, dans toutes les occasions , mais dans cer-taines lignes faites à loisir , & dont l’ufage peut durer autantquç la guerre, Ils deviennent fort utiles dans les parties çx-
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