des Places. 107ne peut justifier, par aucune raison solide,la dépense des fortifications.
11 fuit de ce principe qu’une armée quifait un siégé n’a pas besoin d’une grandesupériorité sur celle que 1 ennemi peut yopposer , pourvu qu’on ait le tems de fairede bonnes lignes qui la mettent en étatde lui résister.
Lorsque le Prince àlOrange , GuillaumeIII. Roi d ’Angleterre , prit Namur , l’ar-mée qui essaya inutilement de lui fairelever le siégé de cette Place , étoit plusnombreuse que la sienne. II en fut demême au siégé de Lille.
Si l’on veut évaluer le nombre d’hom-mes nécessaires pour la défense des lignes,en supposant qu’elles doivent être par-tout également garnies , on trouvera ,comme nous Pavons déja remarqué, qu’iln’y a aucune armée , à moins qu’elle nesoit excessivement nombreuse , qui puissesuffire à la défense des lignes un peuétendues.
Mais il y a une évaluation plus juste,a laquelle on ne donne peut-être pointassez d’attention chez les Modernes, quoi-qu’elle fût connue & pratiquée par lesAnciens. César, dont les troupes étoientbien moins nombreuses que celles de Pom-pée 3 ne craignit point à Dyrrachium de