i io Traité de l 3 Attaque
l’étendue du front que l’ennemi embrassedans son attaque. Comme il partage ordi-nairement ses forces pour faire plusieursattaques , St inquiéter une plus grandeétendue de la ligne , on doit en user de mê-me pour lui résister. Mais en observant quiles fortifications de la ligne font faites poursuppléer a,u nombre ; qu’ainsi pour repousserl’ennemi dans chaque attaque , il n’est pasnécessaire de lui opposer la même quantitéde troupes que celles qu’il y emploie.
Cette disposition de défense pourroítavoir quelqu’inconvénient , si l’ennemipouvoir tomber inopinément sur quelquepartie de la ligne ; mais nous supposonsqu’on a pris toutes les précautions conve-nables pour en empêcher , soit par unavant-sosse difficile à franchir , soit par despuits ou par quelqu’ouvrage en avant, quien arrêtant ses premiers efforts , puissedonner le ténias d’opposer des troupes suf-fisantes pour défendre toutes les partiesattaquées.
Pour se garantir encore plus particuliè-rement des surprises , outre les espionsqu’on doit toujours avoir dans l’armée en*nemie , ii faut faire roder continuellementpendant la nuit de petits partis en-dehorsdes lignes, qui puissent avertir de tous lesmouvemens de l’ennemi. Lorsqu’il sc met