Des Places. 109
nient les lignes dans les endroits qui pa-roiííent hors de l’attaque de J’ennemi ; ilfaut qu’ils soient toujours gardés par quel-ques troupes (a) ; mais Fctn doit avoir descorps particuliers de distance en distance ,disposés comme des especes de réservespour porter du secours dans tous les lieuxoù l’on peut en avoir besoin (b). 11 fautqu’il reste toujours dans les quartiers &dans les forts particuliers des troupes pourles défendre, principalement dans toute
( a ) On doit particulièrement garnir de troupes les par-ties saillantes des lignes , comme les faces des redans &celles des bastions ,íur-tour comme le dit M. le Marquisde Santa - Crux , loríqu’elles ne sont pas embarrassées pardes batteries de canon ; & cela, parce que les ennemis atta-quent ordinairement les lignes par ces parties pour n’êtrepoint entre deux feux , comme ils le feroient aux courtines.11 faut auífi mettre beaucoup d'Infanterie aux flancs desbastions ; le feu qu’on fait de-là est plus utile , attendu quelorsque les ennemis s approchent, il faut que le soldat quiest à la courtine fe découvre pour tirer fur eux : or à mesurequ'il s’expose , sa frayeur augmente & la justesse de íes coupsdiminue , au lieu que les troupes des flancs tirent toujoursavec une égale commodité fur les assaillans de la face dubastion oppose. Réfiex. mìlit. tom. 3 ,pag. zoç & zio.
(£) C’est ce que prescrit M. le Marquis de Santa-Cruxfur ce sujet : outre les troupes destinées, dit—il, à garnir leretranchement, il faut qu’il y ait divers petits corps de ré-serve a une distance raisonnable les uns des autres , afin devous en servir dans ce que les circonstances peuvent exiger,soit pour renforcer les troupes qui plient en défendant laligne , soit pour charger en flanc les ennemis qui ont com-mencé de forcer cette ligne. Suivant cet Auteur, ces ré-serves doivent être fortes en Cavalerie , afin d’arriver pluspromptement dans tous les lieux où il en est besoin Réflcx.mïlit. tom. 3 , çhap. y , feéî. 3,