i z 8 Traité de l’Attaque
longueur du siégé. M. de Vaubart en usaainsi au siégé de Brisach , & cette Place,quoique très-forte , fut obligée de se ren-dre au bout de treize jours de tranchéeouverte. La même chose a été faite au siégéde en 1733.
S’il y a des marais dans le voisinage dela Place, il faut les faire fonder exacte-ment pour s’assurer s’ils font praticablesou non ; ou si on ne le peut, on s’informedes gens d u pays, qui font dans P usage d’yconduire des bestiaux, de la nature de cesmarais. 11 est eíTentiel d’avoir des con-noistances exactes fur ce sujet. Car commeles Villes font ordinairement. fortifiéesavec moins de foin dans les parties oppo-sées aux marais que dans les autres en-droits, si ces marais fe trouvent un peu -desséchés, Sc qu’ils soient traversés par debonnes chaussées , enforte qu’on puisse yconduire les attaques, la Place fera alorsune moindre résistance que si on l’atta-quoit par un autre lieu.
Ce que l’on peut désirer de plus favo-rable au terrein des attaques, c’est que lefond en soit bon Sc que la terre soit facileà remuer, alors l’ouvrage avance prompte'ment Sc avec peu de .perte , parce que lesles soldats fe mettent bientôt à couvertd u canon. D’ailleurs comme le boulet