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2 (1762) Traité de l'attaque des places / par M. Le Blond
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s’enfonce d’abord dans la terre , son effètest moins dangereux que dans les lieuxpierreux ; dans ces endroits il fait sauter deséclats de pierres, & il y fait différons bondsou sauts qui tuent ou estropient beaucoupde inonde. C’est pourquoi les lieux pier-reux font les plus mauvais de tous pourles attaques, & ils le font d’autant plusqu’on y trouve moins de terre pour se cou-vrir. S’il faut en faire venir de loin ou ysuppléer par des sacs à laine , l’ouvrageavance très-lentement, & les troupes s’ytrouvent fort exposées , les travaux étantalors plus difficiles à faire & plus aisémentruinés par le canon de l’ennemi.

Les endroits marécageux font auíli très-peli favorables à la conduite des attaques.On y manque ordinairement de terre; ilfaut une grande quantité de claies , de fas-cines & de gabions , & il est difficile d’yfaire des chemins aster solides pour la con-duite de l’artillerie. Ces différons incon-véniens font éviter les lieux de cette es-pcce pour les approches , à moins qu’onn’y soit absolument forcé, ou qu’on ne soitsien assuré que la foi blesse du corps de laPlace de ce coté dédommagera des foins& des peines que les travaux peuvent faireéprouver.

Les rivières qui passent dans la Place ou