des Places. 141Le Prince d 'Orange , après la bataille
de àe/, en 1674, ayanc
ou le combat
formé le íiege d 'Oudenarde * , le leva dèsqu’il vit que M. le Prince de Condé étoicdisposé à l'attaquer.
« Dans ce siégé on vit, dit M. AcFeu-» quieres, un jeune Général présomptueux53 & sans expérience, qui, par ce qu’il se«sent plus nombreux que son ennemi,« c roi t pouvoir entreprendre devant lui» le siégé d’une Place , dont La circonvalla-
•ntion ejt coupee par une riviere , ù’ jans3j avoir prévu s'il peut tenir également j'es» deux quartiers , lorsque son ennemi appro-
voyoit bien , mais qu’íl n’avoit pas alors aífez de troupespour les disposer autrement. Les quartiers de M. de Tu-renne Sc de M. de la Ferté , qui faisoient ensemble le siégéde Valenciennes , étoient séparés ’par Y Escaut. On avoit faitune digue fur cette riviere pour leur communication ; cettedigue ayant été emportée ou détruire par les retenues d’eauque les ennemis lâchèrent de la Ville , ils tomberent furle quartier de M. de la Ferté , dont les troupes surent bat-tues & lui fait prisonnier , sans que M. de Turenne- pût ve-nir à son secours. A la mauvaise disposition des lignes , quifut la principale cause de cet évenement, on joignit encorele mauvais choix des attaques. On ouvrit la tranchée ducôté le plus fort, & cela -- parce que le quartier de la Ca-valerie de M. de Turenne étoit justement à la queue;» mais cette commodité-là coûta bon,, puisqu’on attaquan Valenciennes par le seul lieu qui fût fortifié -- Voyelledctail de ce siégé dans les mémoires de M. de Puyfegur ,année i6f6.
* Ville située fur Y Escaut , dont l’investiíïement ne peutfe faire que par deux quartiers séparés, qui ne peuvent secommuniquer que par des ponts.