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2 (1762) Traité de l'attaque des places / par M. Le Blond
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140 Traité de l’Attaque

dans les environs exigent auíli plusieursattentions , dc même que les ruiíîeaux,lorsque l’ennemi peut s’en servir pour pra-tiquer des inondations. On doit, dit M,Behdor , être en défiance contre les eauxdans le íîege des Places qui ne font pasparfaitement connues, quand on apper-çoit des fronts qui paroistent n’avoir pasété fortifiés avec autant de foin que les au-tres , parce qu’il est à présumer que si dansnn certain côté de la Place l’équilibre sem-ble manqué , l'assiégé, s'il est bien instruit,aura fçû le rétablir par quelque moyenparticulier.

Si les rivières divisent les attaques onles quartiers de la circonvallation , c’estun très-grand inconvénient. On fait à lavérité des ponts pour se conserver descommunications ; mais s’ils font emportéspar des retenues ou des débordements d’eau,les attaques étant séparées, l’ennemi peuttomber fur les quartiers les plus à portée,les battre, &. obliger par leur défaite sat-inée qui fait le siégé à le lever. Cestce qui arriva à celui de Valencienn.es , en1656 ( a).

( a ) Dans ce siégé , la mauvaise disposition des ligne!avoit fait juger à M. de Pwysegur, pere du célébré Maré-chal , Auteur du livre de ì’art de La guerre , que si eL' cscroient attaquées , elles seroient indubitablement forcces.II le fit observer á M- de Turenne 3 qui lui djr qu'il le