178 Traité de l’Attaque
la solidité requise , ou bien on couvre cesjointures avec des Espèces de petites fasci.nés, appellées fagots de faippe.
Les Sappeurs doivent etre exercés à po-ser Lc à dresser les gabions adroitementavec la fourche & le crochet de íappe,observant de se couvrir toujours du man-telet contre les coups tirés de la Place.
Voilà en quoi consiste la íappe. Cet ou-vrage est d’autant plus important qu’onle fait de jour comme de nuit. II y a plu-sieurs sappes qui avancent en même teras.II y en a une de part Lc d’autre de chacunedes attaques, pour la seconde ôc la troisiè-me parallèle. II y en a auísi pour chacunedes parties qui vont en avant, & pour lesdemi-places d’armes ou parallèles.
La íappe se paie à la toise, &. le prâenaugmente suivant qu’elle est plus dange-reuse. Le plus bas prix est de quarante fols,lorsqu’elle est encore fort éloignée de kPlace; mais il augmente j usqu’à vingt li-vres, & même beaucoup davantage, lors-qu’on fait les logemens dans les ouvragesdont elle est fortifiée. Les travaux de cha-que brigade se paient en entier à ceux quirestent de la brigade; s’il n’y avoit plusqu’unSappeur, il auroit le profit ou le gainde tous les autres.
Nous avons supposé ici que le premier