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II s’en faut beaucoup que la premiereméthode de s’emparer du chemin couvert,soit auíîì incertaine S L auíìì meurtrière quela derniere. C’est pourquoi M. le Maré-chal de pauban prétend qu’on doit tou-jours la préférer , íorsqu’on en est le maî-tre, & qu’il ne faut se servir de l’attaquede vive force que lorsqu’on y est contraintpar des raisons essentielles. En effet com-me cette attaque coûte un plus grandnombre de so dats , Sc qu’elle ne peutavancer la prise du chemin couvert quede quelques jours au plus , l’humanité ,pour peu qu’on y soit sensible , ne permetpas de sacrifier ainsi les troupes de î’arméefans nécessité absolue. « II n’est rien qu’on«doive plus ménager, dit M. le Marquis» de Santa-Cruq fur ce sujet, que la vie« des guerriers. On trouve des hommes à» force d!argent ; maïs il faut beaucoup de» terris -pour faire des soldats. Les troupes«ont en horreur un Général qui les ex-« pose par caprice, & un Commandant« fait voir bien peu de conduite, lorsque» par le sang la mort de ses soldats, il«tache de s’épargner quelques légeres fa-« figues, ou de gagner quelques instans" inutiles Réflexions militaires s tom. p 3chap. XIX.
M. le Marquis de Feuquiere étoit à cet