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2 (1762) Traité de l'attaque des places / par M. Le Blond
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«dit M. de Beausobre } faire deux fìeges«pour un? pourquoi doubler les dépen-» lés ? L’étendue de la Ville exige plusieurs«attaques éloignées , qui multiplient la«fatigue de l’aíliégeant : le petit front de«la citadelle rapproche les attaques ,, qui« étant comme liées, emboitent le polygo-«ne del’assiégé : fes petits ouvrages seront«plutôt détruits par votre canon & vos«bombes : plus ils contiendront de trou-«pes au-delà de ce que leur défense exige,

« & plus le concours de vos différeras feux«en tuera. Les angles des ouvrages d’une-citadelle étant plus aigus & plus faillans«que ceux de la Ville , l’affiégeant bat à«dos Sc d’enfilade les ouvrages collaté-» taux ; leur petitesse prive l’aíìiégé de la«ressource des retranchements intérieurs,«qu'on peut répéter long - tems dans les«ouvrages évasés de la Ville. De la ma-«niere, continue le même Auteur , dont«on défend les Places, heureux qui les«attaque; & de la maniéré dont on atta-» que celles qui ont une citadelle , plus«heureux encore qui les défend ». Com-mentaire fur Enèe /<? Tacficien.

11 est certain qu’il peut fe trouver desPlaces dans lesquelles l’attaque primitivede la citadelle pourroit donner beaucoupdavantage pour la prise de la Ville ; mais

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