3 42 - TRAITÉ DE L’ATTAQUE
S’il y a quelque partie de la Place quonpuisse battre en brèche des vaisseaux^ifne faut point négliger de le faire, oaydirige ensuite les attaques ; & si l’on nepeut pas s’emparer de la Place par ces trê-ches , on oblige au moins l’ennemiíyporter une partie de ses forces, ce qui fa-cilite le progrès & la réussite des autresattaques.
On bombarde quelquefois les Vilsmaritimes , dont il seroit trop difficile kfaire le siégé , ou lorsqu’on veut les ruiner.C’est ainsi que le feu Roi en usa à l’égardd’ Alger , Tripoli , Gênes , &c. donc il Mlieu de fe plaindre.
Ces bombardemens fe font avec desgalïotes , construites exprès pour placerl»mortiers, & qud pour cet effet on appelgaliotes à bombes. Foye^ le chapitre XIlde b Artillerie raisonnée.
Les bombardemens, il faut l’avouer,ont quelque chose de bien révoltantcoftre i’humanité : on les fait pour punir f® 1ennemi en détruisant ses Villes;® 5qu’en réfulte-t-il ordinairement; hátBdes maisons qui ne font aucune résistasM. le Marquis de Santa-Cru7 l dit qnelíj*part, dans ses réflexions militaires,^ieroit à souhaiter que les Princes convi®sent entr’eux de ne point jetterdcboJH 1
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