546 Traité de l’Attaque
que le premier ; mais si nous osons direnotre sentiment sur ce sujet, nous croyonsqu’on ne peut rien prescrire de géné-ral à cet égard , parce que ce sont les cir-constances particulières dans lesquelleson se trouve , qui doivent décider dcla conduite qu’il faut tenir en cette oc-casion.
Si l’armée assiégeante n’a rien à crain-dre pour la sûreté de ses convois, si elle estassez nombreuse pour bien garnir toussespostes, & mettre fa ligne par-tout en étatde faire une bonne défense, elle doit dansces cas se borner à la défense de ses lignes,pour ne point faire dépendre le succès àsiégé de l’évenement, toujours incertain,d’une bataille. Mais si elle se trouve gê-née pour ses fourrages , si l’ennemi peutcouper ôc intercepter ses convois , elledoit, si elle est assez forte pour aller au-devant de lui, & pour laisser un nombrede troupes suffisant pour continuer le sié-gé , &c résister à tous les efforts de la gar-nison , elle doit, dis-je , dans ce cas pren-dre le parti d’aller le combattre, pour jedélivrer de toutes les inquiétudes cppeut lui donner.
L’armée assiégeante doit encore pren-dre le même parti, si la circonvallationde la Place est trop étendue pour quele