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puisTe bien défendre toutes ses différentesparties; quand elle se toit même alors in-férieure à celle de l’ennemi, elle ne peutçuere se dispenser de sortir des lignes pouraller le combattre. II n’cst point rare dansles fastes militaires, de voir une armée in-férieure arrêter Sc même vaincre une ar-mée plus nombreuse, le tout dépend del’habileté du Général à choisir des pos-tes avantageux. En allant ainsi au-devantde l’ennemi, on peut lui en imposer parcette démarche hardie , le surprendre mê-me quelquefois , Sc le battre , comme lefit M. le Maréchal de Tallard au siégé deLandau y en 1703.
II y a encore plusieurs autres considéra-tions qui peuvent servir à déterminer leparti qu’il convient de prendre contre unearmée qui vient au secours d’une Place.Si, par exemple , l’enncmi est supérieuren Cavalerie , il est plus avantageux del’attendre dans les lignes que d’aller au-devant, parce que cette Cavalerie lui ferapeu utile dans l’attaque de la ligne , SCquelle lui donneroit beaucoup d’avantageen combattant en plaine.
Si l’on a des troupes de nouvelles levéesou étonnées par quelques défaites, il estcertain qu’on pourra les contenir , & leurfaire faire leur devoir plus aisément de r-