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des Places. 3 jipace de rems assez considérable , avantque de parvenir au bord du fossé. II fautqu’il comble ce fossé fous ce même feu ;ce qui lui faic perdre bien du monde, 8cdoit déranger un peu Tordre de ses trou-pes. Eít-il parvenu à pénétrer dans la li-gne, ce ne peut être que fur un front fortétroit. II peut être chargé de front 8c deflanc par îes troupes qui font dedans, les-quelles , en faisant bien leur devoir , doi-vent le culbuter dans le folié. Supposons en-core qu’il parvienne à faire plier la premie-religned’Infanterie qui borde le parapet,la Cavalerie qui est derriere, peut &: doittomber fur TInfanterie qui a pénétré ;comme cette Infanterie ne peut manquerd’être un peu en désordre, la Cavaleriepeut aisément tomber dessus 8c la culbu-ter. Malgré des avantages si évidens, Tex-périence, dit M. le Chevalier de Folard ,démontre que le soldat est moins brave& moins résolu derriere un retranche-ment qu’en rase campagne. 11 met touteb confiance dans ce retranchement ; 8clorsque Tennemi, pour éviter d’être troplong-tems exposé au feu de la ligne , sejette brusquement dans le fossé , 8c tâchedémonter de-là fur le parapet, le soldatcommence à perdre confiance , èc il laperd totalement, lorfqu’il le volt pénétrer