Machiavel,discours poli-tique, Uy. ii,
Ch. IJf,
^4 Traite de la sûreté des Etats j' > Qiprendre ce parti, nonobstant leurs Ci' d u
tadelles : il y en a eu une infinité d’au- c’etres qui ont été retenus par ces fortes tiode Forteresses* au
Cinquième Objection. / Ve
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Elles fervent en rems de paix, parce- Soqu’elles mettent un Souverain en état ret
de faire alors tout le mal qu'il lui plaît t0)à fes Peuples ; mais en teins de guerreelles font très inutiles, parcequ’alorsles ennemis & les sujets leur en veu*lent également , & qu’ilest impossible tic
quelles tiennent contre les uns & les l’aautres. II donne pour exemple les des* decendans du Comte Sfórce , qui s'étant rn<rendus odieux par ia,furent dépouillés ce.
de leurs Etats , dès qu’il fe trouva des d?gens qui leur voulurent faire la guet-re , & la Citadelle ne les défendit pas v c-en cetie guerre ; car s’ils ne l'avoient tnpoint eue , ils auroient bien mieux ré-listé à la fureur des François, avec des
sujets bien affectionnés & fans Cita-delle , qu’avec cette même Citadelle
& des sujets qu’ils avoient outragés. ' e s r
Si un Prince fe sert de fes Citadellespour maltraiter fes sujets en tems de tapaix ; on convient que la guerre v0- C
nant j s’il a le désavantage , il lui ar- ^
rivera alors ce qui arrive toujours