5 i Traité de la sûreté des Etats j» Citadelle ; cependant, pour repren-« dre cette Ville, il fallut outre l a*» Citadelle un Général tel qu’un M.d®« Foix, & encore une Armée de Fran-« çois,pour la secourir en trois jours '•» de forte que cet exemple ne peut« pas détruire ceux qu on a apportés» au contraire «.
Ce raisonnement de Machiavel,n’est guère plus juste que les précé-dens.
Les Citadelles ne se bátiílent qtiSpour éviter Ta grande dépense qu’il yauroit à entretenir dans une Ville fortpeuplée , la quantité de Troupes né"cestaires pour retenir les habitans dansle devoir ; il est évident que la garni-son ordinaire d’utte Citadelle n’est quSpeu de chose par rapport nu nombredes habitans de la Ville , & que lors"que tous ces habitans ont pris les a t"mes, se sont asiemblés j & se sont mi*en défense contre ceux de la Citadelle}ces derniers ne peuvent plus sansren"fort les mettre à la raison , & ce ren-fort doit être proportionné à la quan-tité de peuples que cette Ville renfer-me j de sorte que s’il y en a un sortgrand nombre , il ne faut pas moinSqn’une Armée pour y réussir. L’avan-tage que donne dans ces occasions un®