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P slr fe moyen des Forteresses. 5 JCitadelle, est que si le renfort arrive^yant que ceux de la Ville aient pu feuien sottisier contre la Citadelle,com-me il arriva à la rébellion de la Villede Bresse l’an i;ia,8cà celle d’An-vers l’an 1576 : elle lui fournit un pas-sage pour les aller attaquer ; ou s’ilsont eu assez de tems pour cela,Sc qu’ilsy aient disposé les choses d’une ma-niéré qu’ils soient autant en sûreté dece côté-là que des autres ; la Citadelleayant le commandement fur la Ville ,comme elle le doit avoir , elle incom-mode beaucoup les habitans dans leurdéfense , elle les reserre fort de ce cô-te , & elle abrégé la circonvallatìon 8 ccontrevallation à l’Armée assiégeante;ainsi c’est avec juste raison, si on ditqu’une Citadelle donne de la facilitéait Souverain à faire rentrer les habi-tans dans leur devoir. Et Machiavelattribue mal à propos au renfort ouArmée de secours,un honneur qui doitêtre partagé entr’elle & la Citadelle.
L’an 1640 , la Ville de Turin s’c-tant révoltée contre le jeune Duc deSavoie, 8c Madame fa mere Régente,s’il n’y eût point eu de Citadelle , ouque les Révoltés s’en fussent aussi ren-dus maîtres, jamais le Comte d’Har-court, avec le peu de troupes qu’il