Architecture. 97
mencer par celui des soûterreins , & continuerpar les supérieurs jusqu au comble. II saut danschacun des différens étages , dont tout ^ corpsdu bâtiment est composé, observer la distribu-tion & l’arrangement parfait'de toutes les piècesd’un édifice, conserver les proportions & la no-blesse qui leur convient, revoir ses plans à plu-sieurs fois, à à loisir, pendant une espace detems considérable , en retrancher ou augmenter,jusqu’à ce qu’on n’y trouve plus rien à désirer,de môme que dans les élévations qu’on en aurafait.
Pour cequi est du choix du lieu où on veutbâtir , si on est libre de le faire, on doit éviterle voisinage des torrens, de peur des inondations,
' qui causent toujours de grands dommages, &qui renversent souvent les fondations des édifi-ces ; on doit éviter de même les vallons, où ilyegue continuellement des vents qui ne changentjamais; on doit éviter de bâtir fur les croupesdes montagnes dont sabord est difficile , de me- .me que dans les terreins stériles, où on ne peutavoir de jardins ; les sommets des montagnes ontl’incommodité de ne pas y avoir d’eau. Enfin ondoit éviter les lieux marécageux, à cause des ma-ladies que causent les brouillards qui s’y élèventcontinuellement.
Le choix du lieu étant fait, on doit examinerla qualité du fonds, avant que de rien résoudre ;car s’il falloilf. chercher la fondation fort bas oupiloter, il ne seroit pas prudent à un particulierde s’y engager fans nécéffité : ce ne doit jamaisêtre que par contrainte , ou par quelque grandenécessité , q Ue l’on doit entreprendre de surmon-ter de telles difficultés, qui coûtent beaucoup,&
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