§8 Architecture.
ne produisent pas toujours des ouvrages biensolides.
Pour connoître le fond d’un terrein fur leque*on veut bâtir , on peut s’y prendre de plusieursmanières. On peut après avoir fait tracer les fon-dations , creuser plusieurs puits ; par le moïen desquels on examinera les différentes terres qui ensortiront, & on choisira la plus solide. On petrtaussi faire frapper le terrein avec une Dame oUpièce de bois de-bout ; si la terre rend un sonsourd, & si on s’apperçoit que cette terre foi £couverte de petites mottes difficiles à détrempédans l’eau, on peut s’affûrer que le lieu est props epour fonder.
Le meilleur de tous les fonds, est le roc vif»non caillouteux, ni composé de petits bancs rem'plis de terre entre-deux. Le tuf OU demi-rotcontinu, & bien ferme, est bon auffi; de mêm eque la terre dure, mêlée de cailloux , qui n’a frînais été remuée ; ou-bien , le fable bouillant »quand il se trouve un peu bas , & qu’on peU £fempêcher de fuir ; ou, enfin , la ' greffe glai( ebien continue, qui ne soit pas trop humide ; mai*il faut avoir foin de garnir le devant de la fofl'dation de madriers de chêne.
Toute terre qui fallit les mains, & qui étast 1 -mouillée'sallic un linge avec quoi on l’auroit toU'chée, n’est pas bonne pour fonder. Lorfqu’on e#obligé de fonder fur un terrein marécageux , ople pilotera auparavant, & on posera sur ce pilotisun grillage de charpente , sur lequel on fondra!pour cet effet, on pourra avoir recours aux livre*qui en traitent, ou à la Science des Ingénieurs àpMr. de Belidor, qui parle amplement & judi-cieusement , non f seulement de la maniéré ° e