Architecture* ioi
Vents íouterreins ne secoueront point les édifices»lorsqu ils y trouveront des sorties libres.
Section 11.
Epaijseiir qiioti doit donner aux Murs deSBâtimens.
O rdinairement, fur une hauteur dé dix toises»on donne deux pieds d’épaifleur à un murpar Je r ez-de-chauflee ; on le diminue en montantde neut lignes par toise, par-dehors seulement ;ma n élève à-plomb par-dedans.
°n veut élever par retraites le dehors,& le dedans d’un mur , on doit faire toujourstomber la ligne du milieu du mur, fur celle dumilieu des fondations.
On ne donne aux murs mitoïens des maisonsordinaires , que dix-huit pouces d’épaiffeur aurez-de-chaussée. Mais lorsqu’il s’agit d’édificesConsidérables, on doit, quand il y a des voûtes ,faire les murs de" pierres de taille, & leur don*ner cinq à six pieds d’épaisseur, fur dix à douzetoises de haut. On doit poser avec toute s exactitudepossible les pierres de taille les unes fur les autres :°n les met ordinairement fur des cales de troisou quatre lignes d’épaisseur , plus ou moins ; &Pour garnir les vuides & les remplir, on y fichedu bon mortier fin ; mais souvent il arrive queles cales font écrasées par le poids du mur ; d’unautre côté, l e mortier qui n’est pas bien sec seréduit à la moitié moins de ce qu’il étoit au com-mencement , de façon que les joints se touchentquelques-fois de si-près, que les paremens despierres s’éclattent; pour empêcher cet effet, ondonne un trait de scie dans la jointure , de deuxpouces ou environ de profondeur.
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