io2 Architecture
On garnit encore les joints des pierres, de ta*blés de plomb d’environ quatre lignes d’épaisseurî& afin que l’épaisseur ne diminue point fous lacharge , on a foin de le battre avec la masse-On joint encore les pierres de façon qu'on a dela peine à discerner les points ; pour cet elfe t, onles pose à crû, & on les frotte Tune contre, l’ait-tre avec du gvais & de seau, jufqu’à ce qu’elies fetouchent en presque toutes leurs parties; cettedernière maniéré est la plus sûre pour embellirun édifice : cela le rend de longue durée, & em-pêche que les pierres ne s’éclattent dans leursparemens. On peut encore fe servir de ce moïen.lorfqu’on fait des colonnes de plusieurs pierres ;mais on doit observer de laisser assez de pierrepour les ragréer.
Comme les murs des terrasses doivent sou-tenir des terres qui les pouffent avec violence,on doit les faire fort épais , ou les fortifier avecdes éperons ou contre-forts : ce font des espècesde piliers, qu’on joint aux murs du côté desterres.
Quand on bâtit les murs des terrasses, il faut au-paravant apporter toutes les terres qu’ils doiventsoutenir , parce que la solidité des terrasses dé-pend sur-tout de la maniéré d’y mettre les terres,& de les y affermir. Pour cet effet, on étendrapartout également un lit de terre , d’environd'un pied d’épaisseur ; il faut ensuite le pétrir, &le fouler avec la batte , de la maniéré qu’on lefait aux allées des jardins : pour l’affermir d’avan-tage, on aura foin d’arroler la terre à chaque lit»on fera encore un autre lit de terre, qu’on arro-sera & qu’on battra comme le premier ; & ainsidu reste, jufqu’à ce qu’on soit parvenu à la haU"teur qu’on s’est proposé de donner.