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s’y prenne pour mesurer ces sortes d’ouvrages »il faut toûjours déduire de leur masse ce que con-tient le revêtement, lorsqu’il y en a un, ou legazonage & placage.
Enfin , s’il y avoit un soûterrein dessous le ca-valier , il faudroit prendre la base inférieure desterres de ce cavalier, au niveau des arrêtes dusoûterrein , & faire ensuite le toisé de la maniè-re que j’ai dit ; au produit de quoi on ajoûteroit lamasse des terres renfermées dans les goutières ,c’est-à-dire entre les arrêtes du soûterrein.
Section VIII.
Toiser les Terres d'une Traverse.
r i Es sortes d’ouvrages n’étant que des parapetsj de terre avec leurs banquettes , qu’on metau travers d’un chemin couvert pour en occu-per la largueur , ou dans quelqu’autre endroitpour fe couvrir contre un commandement, fontfaciles à toiser. II n’y a qu’à multiplier leurprofil , marqué ici A. B. C. D. E G , par lalongueur H. I. prise du milieu d’un des bouts aumilieu de l’autre , remarquant d’ôter première-ment ce que contient l’épaisseur du gazonage :fur quoi l’on observera que ce toisé n’est pas jus-te dans la rigueur géométrique, parce que lesbouts de la traverse ont un peu de talus ; maiscela n’est d’aucune considération, tant à cause dupeu de valeur des terres, que de Terreur qui estpresque insensible.
La mesure de Tune de ces pièces suffit pourtoutes. Car il n’y a qu’à multiplier fa masse parla quantité de traverses qu’il y a dans un chemincouvert ou ailleurs. Si cependant elles étoient
iné-