C 20' )
ébranlent les Empires. La corrup-tion , répandue fur la surface del’Europe, ne fait pas par tout desprogrès égaux. Les différences quiexistent entre les gouvernemensfont que chez les uns elles fe dé-veloppent plus lentement, & chezles autres, avec plus de rapidité.Le mal devient ensuite plus oumoins dangereux, en raison desqualités des hommes qui gouver-nent Ici, de bonnes institutions ,un souverain éclairé, un ministrevigoureux, servent de digue contréla corruption, remontent les res-sorts du gouvernement, & font ré-trograder Pétât vers le haut de laroue. Là, gouvernement, souve-rain, ministres, tout est foible oucorrompu : par conséquent tout serelâche , se détend, & l’état, en-traîné avec une vitesse que sa massemultiplie , descend rapidement versfa ruine. Supposons ces deux étatsvoisins P un de Pautre ; que le pre-