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tent aujourd’hui les négociations„en font bientôt naître des prétex-tes. Tel est enfin le genre de guer-re adopté par toutes ces nations,,qu’il consume leurs forces, & nedécide pas leurs querelles , quevainqueur ou vaincu, chacun à lapaix rentre à-peu-près dans sesanciennes limites ; que de là lesguerres, effrayant moins les gou-vernemens, en deviennent plus fré-quentes. Ce font des athlètes ti-mides , couverts de plaies & tou-jours armés, qui s’épuifent à s’ob-ferver & à fe craindre, s’attaquentde tems en tems pour s'en im-poser mutuellement sur leurs for-ces, rendent des combats foibles-conjme eux, & conviennent d'ti-ne trêve, pour essuyer leurs bles-sures.
Entre ces peuples, dont la foi-blesse éternise les querelles, il fepeut cependant qu’un jour il y aitdes guerres plus décisives, & qui