LIVRE SEIZIEME.
CHAPITRE LIII.
DES FOURRAGES,
Os entend par fourrages, l’action de se procurerpar excursion militaire, ce qui est nécessaire à lanourriture des chevaux, de même que les réqui-sitions de vivres, de bois et de paille pour lestroupes.
Il y a deux espèces de fourrages : le fourrage auvert, et le fourrage au sec.
Par le premier, on entend l’herbe, la luzerne,le foin, etc. qu’on fauche dans les champs avantleur maturité; et par le second, le foin, la lu-zerne, la paille, l’orge, le seigle, l’avoine, lesféveroles, battus ou en gerbes; la farine, la paillehachée, et autres que les besoins peuvent rendrenécessaires, et que l’on retire des villes, bourgs,villages , hameaux , fermes , compris dans unrayon déterminé ; enfin, on fourrage dans leschamps avant la récolte, et après dans les lieuxhabités.
On doit s’attacher autant à s’assurer des four-rages qui existent dans le pays où l’on porte laguerre, qu’à en priver son adversaire.
Quand on se propose d’entreprendre un four-