DES FOURRAGES.
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reserve doit occuper le point qui présente le plusd’avantages pour arrêter les entreprises de l’en-nemi.
En remettant le mémoire indiqué ci-dessus, ancommandant de l’escorte, on doit l’informer endétail, i°. de la nature du pays qu’il s’agit defourrager ; 2 °. des débouchés par lesquels on peutfaire rentrer les fourrages dans le camp ; 5°. desendroits fermés par des haies, des fossés et au-tres obstacles de celte nature, afin qu’il fasseouvrir des passages, pour que les four rageurs puis-sent y arriver facilement.
Quand on fourrage au vert, on ne doit pas em-brasser un terrain trop étendu, mais fourragerplutôt deux fois qu’une, afin d’avoir une chaîneplus resserrée, et par conséquent moins facile àforcer.
Le principe qui consiste à ne pas trop s’étendredans les fourrages au vert, doit s’appliquer encoreplus scrupuleusement dans les fourrages au sec ;c’est-à-dire , qu’il faut fourrager successivementles villages, au lieu de les embrasser tous à la fois;cependant, d’un autre côté, il ne faut pas nonplus occuper trop peu de terrain pour ne pas êtreoblige de déplacer souvent la chaîne, parce queces déplacemens, indépendamment de la fatiguequ’ils causent aux troupes qui forment la chaîne,occasionnent encore une grande perte de fourrage.
On ne doit pas donner aux corps ordre de four-