Ôl4 LIVRE XVI, CHAPITRE LUI.
des fourrageurs de chaque corps, doit veiller aumaintien du bon ordre, et empêcher qu’on negâte aucunement le fourrage , ni qu’on ne détruiseinutilement les blés ; il ne doit pas non plus souf-frir qu’on amène les chevaux sur les lieux destinésà être fourragés, ni dans les champs de blé ; maisbien veiller à ce qu’on les tienne attachés en-semble sur les routes, ou dans des endroits oùils ne puissent occasionner aucun dommage.
On doit faire fourrager les équipages des offi-ciers généraux avec les troupes des divisions aux-quelles ils sont attachés : cette mesure prévientbeaucoup d’inconvéniens.
Les chevaux du train de l’artillerie, ceux deséquipages militaires, des officiers d’infanterie,enfin tous les chevaux pour lesquels le gouverne-ment passe des fourrages, doivent être réunis parbrigade ou par division, et conduits au fourrageavec les troupes ; on doit leur assigner une éten-due de terrain en rapport avec leurs besoins.
Comme les chevaux des bagages et ceux desofficiers d’infanterie sont sans défense, et quedans les houras ils occasionnent toujours la plusgrande confusion , il faut leur assigner, pour faireleur fourrage, les endroits situés derrière ceux dela cavalerie, afin qu’ils n’embarrassent pas, etqu’ils soient moins exposés.
Indépendamment de la surveillance à laquelledoivent être soumis ces détachemens, et qui doit