162 ESSAI generalvie fainéante et pourtant pénible, de ces tra-vaux qui se font la plupart assis et à l’ombre ?
Caton pour la commander. Il la trouve répandue dansdes quartiers, indisciplinée , amollie , chargée d’or etde honte. Les soldats étoient parés comme des femmes;ils prenoient des hains parfumés. Caton les fait cam-per , les exerce, les tient sans cesse en mouvement,les accable de travaux. » Romains indignes, leur disoit-nil, jusqu’à ce que vous sachiez vous laver dans le» sang , je vous laverai dans la boue. » Il leur fit dési-rer les combats , et on juge bien qu’ils les gagnèrent.Au reste, cette manie de tenue , contre laquelle jem’élève avec force, parce qu’elle dégoûte le soldat ;parce qu’elle l’amollit; parce qu’elle absorbe un tempsqui pourroit être plus utilement employé, étoit peut-être inévitable dans un renouvellement de constitution.Il étoit presqu’impossible que de l’extrême négligenceon ne passât point à l’extrême recherche. On est tombédans le même inconvénient par rapport à nos métho-des de discipline, aux exercices de fusils, aux évolu-tions, aux écoles d’équitation. Nos tè.tes sont si légères;elles fermentent avec tant d’activité ! Trop de récom-penses , mal-à-propos distribuées aux officiers qui ontmontré du zèle , dans l’établissement du nouveausystème ; de grandes fortunes, faites par ces petitsmoyens , ont achevé d’emporter la plupart des in-specteurs et des chefs de corps au-delà du but. Il estmalheureusement des points imporlans dont on nes’est point occupé. On n’a point formé d’officiers gé-néraux. On n’a point songé à la grande tactique , à