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Aussi une marche tant soit peu forcée les éton-ne; un ruisseau les arrête; quatre jours (le pion-nage les rebutent. Si l’on me dit que nos exerci-ces actuels les occupent déjà assez, je répondraique c’est parce que nos manœuvres sont tropcompliquées, nos méthodes d’instruction malentendues, noire prétention de précision et deperfection sur beaucoup de points, minu-tieuse et ridicule. Je répondrai que la preuveque nos soldats ne sont pas assez occupés , c’estque pour remplir , dit-on , leur temps, on lessurcharge de régies de discipline inquiétanteset odieuses. C’est qu’on a créé une tenue quileur fait passer trois heures par jour à leur toi-lette, qui en faitdes perruquiers, des polisseurs,des vernisseurs, tout en un mot, hormis desgens de guerre (x). Et que résulte-t-il de celte
(i) C’est l’exccs de la tenue que j’attaque, et non latenue en elle-même. Portée jusqu’à un certain point,‘“lie est nécessaire ; elle est une preuve de discipline;elle contribue à la santé du soldat ; elle 1 eleve au-dessus du peuple ; elle le met dans la classe des ci-toyens aisés et heureux : elle n étoit pas négligée elle*les Romains , elle se portoit particulièrement sur leursarmes ; mais elle ne les empêchoit pas de s’occuperde travaux durs et pénibles. Ces derniers faisoient labise et l’objet principal de leur éducation. Une arméeromaine essuie des revers eu Espagne . On envoieTome I. 11