ïyo ESSAI GENERALsuppose que la vitesse, une fois imprimée aucorps, mû par la cause motrice, continue jus-qu’à la rencontre du corps clioqué.
Il s’ensuit donc, me répliquera-t-on, queniant que la profondeur del’ordonnance ajouteà sa force, vous voudriez que l’infanterie fûtrangée sur un homme de hauteur. Non , jeveux que la profondeur de l’ordonnance soit'déterminée par l’espèce d’armes et par la pro-tection que ces armes peuvent porter au pre-mier rang. Or trois hommes l’un derrièrel’autre et bien exercés , peuvent tirer avec fa-cilité ; les bayonnettes du second et troisièmerangs peuvent, quand les rangs se serreront,former fraise et appui pour le premier. Doncje veux qu’on se forme sur trois, et jamais surquatre ni sur six dans aucun cas, parce quepar de-là trois hommes de profondeur on netire ni feu, ni augmentation de force, des rangsqui sont derrière eux.
S il arrive enfin que la nature du terrein quiconduiroit à couvert sur l’ennemi, ou l’atta-que d’un retranchement, ou quel qu’autre cir-constance qui doit, être habilement et prompte-ment jugée, rende la diminution du front né-cessaire pour se renforcer sur un point , yattaquer et Y percer, je dis qu'il faut formerl’infanterie en colonne ; mais ce ne sera pas