iyG E S S A J GENERALdu souverain d’une manière si précise , siclaire , si détaillée , que personne n’y puisserien changer et innover. Car de l’arbitrairetoléré à cet égard s’ensuivent les fluctuationsperpétuelles de principes, ces détails étant à laportée de tous les esprits ; le dégoût des trou-pes , et la perte d’un temps précieux qui seroitplus utilement employé à d’autres parties d’ins-truction.'
Le premier objet auquel on doit s’attacherquand on dresse un soldat, c’est de lui donnerl’air et la démarche militaire. 11 acquérerabientôt l’un et l’autre , si les exercices de corps,remis en honneur et en coutume dans la na-tion , l’ont déjà occupé les dimanches et fêtesdans son village , et si, arrivé dans les li-oupes ,ils continuent de faire l’objet de ses jeux et deson émulation. Quel est l’effet des exercices deforce et d’adresse ? C’est d’assouplir le corps,de placer tous les membres dans leur équilibre,de donner à chacun d’eux toute l’action dontil est susceptible. Que reste-t-il à ajouter à celapour donner l’air guerrier à un homme ainsiassoupli et formé ? C’est le port de tête, l’assu-rance du pas , la fierté du maintien. Il lesprendra bientôt, si l’état de soldat est en hon-neur , si, en élevant soit âme, on l’accoutumeà estimer sa profession et à se croire annobhpar elle.