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drapeau rouge des anciens , un signal de mortet de carnage. C’est de l’infanterie Allemandeque nous est venue la coutume de porter ainsila bayonnette en tout temps, et, chose singu-lière , c’est que depuis qu’on la porte toujourson ne s’en sert jamais.
Une autre raison qui devroit déterminer àn’armer-le fusil desa bayonnette qu’au momentdu combat, c’est qu’elle fait au bout du fusilun poids incommode et fatigant pour le soldat,sur - tout notre port d’arme étant très-élevé.Eli e en fait un bien plus gênant encore, si lesoldat, étant en marche libre , veut, pour sacommodité, porter le fusil sur l’épaule.
Je voudrois enfin que notre bayonnette futlongue île dix-huit pouces, plate et tranchantedes deux côtés, avec une arrête au milieu dela lame , et un ressort à sa douille pour l’adap-ter fermement au canon. Elle feroit alors denotre fusil une arme offensive et défensive,bien- plus redoutable que le j>ilum des légionr-maires, bien plus maniable, susceptible d’uueespèce d’art d’escrime , qui enseigneroit à lamanier avec adresse et avec vigueur. OnVerra par la suite comment, avec le secours decette ai'me et de quelques autres moyens, jemettrai l’intauterie en état de soutenir le clioode la cavalerie.